Avec un marché mondial d’un peu moins de 6 % des technologies médicales, le marché français du DM conserve la seconde place européenne avec un CA de 10.6 milliards d’euros en 2004(soit une progression de 30% par rapport à 2001) mais qui stagne toujours autour de 18.9% dans le marché européen depuis 3 ans.
Ce secteur compte environ 300 entreprises industrielles générant à elles seules 60% du CA du marché national. Un très grand nombre de petites et moyennes entreprises complètent ces chiffres, positionnées sur des niches technologiques ou géographiques constantes : exemple : orthopédie en Ile de France et la région Rhône alpes et dont l’effectif est souvent inférieur à 10 personnes pour 70% d’entre-elles.
Dans les années à venir, il semblerait que les industries de techniques médicales suivent la tendance de l’industrie pharmaceutique avec des politiques de restructuration sous forme de fusion ou de concentration des entreprises comme, par exemple, l’achat récent de SAIMES SA par RESMED).
En effet, nous constatons que le taux d’exportation moyen n’a pas évolué (il représente 5% du CA des entreprises ) car il reste encore pratiqué par une minorité des industriels et ce, malgré un marquage CE garantissant le libre échange dans la CEE. Les industries françaises continuent donc à être peu tournées vers l’internationale et restent dépendantes du marché hexagonal, marqué par un contexte concurrentiel important et qui va s’accroître dans les secteurs à prix réglementés( exemple : secteur hospitalier).Contrairement à l’industrie pharmaceutique, le déficit à l’exportation génère un manque à gagner estimé à 10% du CA total du secteur. Dans ce contexte, alourdi par des contraintes réglementaires pas toujours faciles à suivre et des contraintes qualité souvent mal appliquées (voir l’article sur l’inspection des fabricants de DM), nous risquons de voir apparaître une concurrence extérieure qui ne négligera pas la possibilité de proposer des produits conformes au besoin des consommateurs et ainsi accroître le déficit de notre balance commerciale, et voir disparaître le savoir faire de PME-TPE dans ce domaine.
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